Serverspace est un fournisseur cloud qui brise le stéréotype « le cloud, c’est cher ». L’entreprise fait partie d’ITGLOBAL.COM et détient la certification ISO 27001 (sécurité de l’information). Ce n’est pas un hébergement de garage, mais une infrastructure tout à fait sérieuse. Site : serverspace.com.
Le concept : ne payez que ce que vous utilisez
Contrairement aux fournisseurs VPS classiques où vous payez un montant fixe par mois, Serverspace fonctionne sur le modèle pay-as-you-go : facturation à la seconde (pas à l’heure — vraiment à la seconde). Vous créez un serveur pour une heure de tests — vous payez pour une heure. Vous montez un staging pour le week-end — vous payez pour le week-end.
Le débit s’effectue une fois par jour. Vous pouvez recharger le solde de n’importe quel montant par carte bancaire (y compris les cartes russes) ou via PayPal.
Où sont les serveurs
Trois centres de données : Pays-Bas (Amsterdam), États-Unis (New Jersey) et Royaume-Uni (Londres). Pas la couverture la plus large, mais les trois points clés pour le marché occidental sont présents.
Depuis la Russie, le ping vers Amsterdam est de 45-55 ms. Vers New Jersey — 120-140 ms. Vers Londres — 55-70 ms. Amsterdam est le choix optimal pour le public européen et russe.
Tarifs
Serverspace n’utilise pas de forfaits fixes — vous configurez vous-même votre serveur à partir de briques : vCPU, RAM, disque, adresses IP. Mais pour plus de commodité, il existe des configurations pré-assemblées :
Minimale (4,50 €/mois en 24/7) :
- 1 vCPU
- 1 Go de RAM
- 25 Go NVMe
- 1 IPv4
- Port 1 Gbit/s
Optimale (18 €/mois en 24/7) :
- 2 vCPU
- 4 Go de RAM
- 50 Go NVMe
- 1 IPv4
Maximale (peut aller jusqu’à 16 vCPU, 64 Go de RAM et 1 To NVMe).
Les vCPU sont ici des parts de processeurs Intel Xeon Gold (différentes générations). Pas de l’AMD EPYC, mais correct aussi.
Le trafic — payant. 0,01 € par gigaoctet sortant (entrant gratuit). C’est un inconvénient pour ceux qui consomment beaucoup de trafic — pour un téraoctet par mois, cela fait 10 € de plus. Mais pour un site avec une fréquentation jusqu’à 50 000 visiteurs par mois, les frais de trafic seront d’environ 1-2 euros.
Performances
Benchmarks sur la configuration minimale (Amsterdam) :
- CPU : Geekbench monocœur ~900. Du vrai Intel Xeon, pas bridé.
- Disque : NVMe, lecture ~1,5 Go/s, écriture ~800 Mo/s, IOPS ~150k. Inférieur au NVMe dédié car stockage cloud, mais reste rapide.
- Réseau : gigabit stable, speedtest 850-950 Mbit/s.
Les sauvegardes sont automatiques (snapshots de disques), possibilité de configurer une planification. Stockage gratuit avec une limite de quantité.
Panneau de contrôle
Serverspace a son propre panneau — propre, moderne, en russe et en anglais. Principales fonctionnalités :
- Création/suppression de serveurs en un clic
- Choix de l’OS dans un catalogue (Ubuntu, Debian, CentOS, Windows Server, images prêtes avec Docker, LAMP, WordPress)
- Console VNC
- Pare-feu au niveau cloud
- Gestion des snapshots
- API (compatible OpenStack, documentation disponible)
Un plus : le provider Terraform pour le déploiement d’infrastructure en tant que code.
ISO 27001 — est-ce important ?
Pour la plupart des projets personnels — non. Mais si vous travaillez avec des données sensibles, traitez des paiements ou voulez montrer à vos clients que la sécurité est prise au sérieux — le certificat ISO 27001 le confirme. Les fournisseurs avec ce certificat dans le segment économique se comptent sur les doigts d’une main.
Avantages et inconvénients
Avantages :
- Facturation à la seconde — ne payez que pour l’utilisation réelle
- ISO 27001 — certificat rare pour le segment économique
- Terraform et API pour l’automatisation
- Images prêtes avec logiciels préinstallés
- Support correct (répond en 10-30 minutes en heures ouvrées)
- Accepte les cartes russes
Inconvénients :
- Trafic payant — pour de gros volumes, cela devient significatif
- Seulement trois centres de données
- Pas d’emplacements asiatiques ni russes
- Moins de configurations prêtes que DigitalOcean ou Vultr
- Pas de services managés (bases de données en tant que service, etc.)
Pour qui ?
Serverspace est idéal pour :
- Les développeurs qui ont besoin d’un environnement de test pour quelques heures
- Les startups avec une charge variable (payez moins pendant les heures creuses)
- Les projets nécessitant la conformité aux normes de sécurité
- Ceux qui automatisent leur infrastructure via Terraform
Ne convient pas pour les projets à fort trafic (le trafic payant réduit l’économie) et ceux qui ont besoin d’un serveur en Asie ou en Russie.
Verdict
7.5/10. Serverspace est un choix intelligent pour ceux qui ont besoin de la flexibilité du cloud sans payer pour les ressources inutilisées. La facturation à la seconde, un panneau correct, la certification et l’API en font un concurrent sérieux de DigitalOcean et Vultr. Le trafic payant et la géographie limitée sont les principales limitations.