PQ.Hosting est un phénomène sur le marché VPS. Une entreprise moldave qui propose des serveurs virtuels dans plus de 35 emplacements à travers le monde à des prix qui font grimacer les concurrents. Site officiel : pq.hosting.
Ce qui fait la différence
Le principal avantage de PQ.Hosting — le nombre de pays et de villes disponibles. Vous voulez un serveur au Japon ? Pas de problème. En Argentine ? Sans souci. En Islande ? Oui, ça existe aussi. Liste complète : Allemagne, Pays-Bas, États-Unis, Canada, Japon, Hong Kong, Singapour, Australie, Brésil, Argentine, Afrique du Sud et encore une vingtaine de pays.
Pour qui est-ce pertinent ? Pour ceux qui veulent un ping minimal vers leur audience dans un pays spécifique. Ou pour ceux qui construisent un réseau distribué de serveurs.
Les prix pour tout cela commencent à 4,77 € par mois. Pour ce prix :
- 1 vCPU
- 1 Go de RAM
- 15 Go NVMe
- Trafic illimité
- 1 IPv4
- Virtualisation KVM
Les configurations sont évolutives. Pour 20 €, vous pouvez obtenir 4 vCPU, 8 Go de RAM et 120 Go NVMe. Possibilité d’ajouter des ressources individuellement.
Performances : ce qu’il y a sous le capot
PQ.Hosting fonctionne sur des processeurs AMD Ryzen et AMD EPYC (selon l’emplacement). Disques — NVMe. D’après les tests — IOPS d’environ 200-400 000, vitesse de lecture de 1-2 Go/s.
Le port réseau — gigabit. Mais une nuance importante : la bande passante réelle dépend de l’emplacement. Un serveur en Allemagne délivrera stablement 800-900 Mbit/s. Un serveur en Afrique du Sud ou en Argentine — peut chuter à 100-200 Mbit/s en pointe.
Ping depuis Moscou vers les emplacements européens — 40-60 ms. Vers Hong Kong — 180-200 ms. Vers New York — 120-140 ms. Dans l’ensemble, des indicateurs attendus, sans surprises.
Panneau de contrôle
PQ.Hosting utilise un panneau maison qui s’appelle, surprise, PQ.Hosting Panel. Il n’essaie pas d’être beau, mais fait son travail :
- Réinstallation de l’OS (Linux et Windows)
- Console VNC
- Gestion DNS (zone inverse)
- Surveillance en temps réel
- Création de tickets
Le panneau est en russe et en anglais. Une version mobile existe, mais elle est bancale.
Programme d’affiliation
PQ.Hosting promeut agressivement son programme de parrainage : 30 % des paiements du client référé. Les paiements — sur le solde ou vers des portefeuilles externes. Cela explique pourquoi il y a tant d’avis sur PQ.Hosting en tons roses sur internet — les affiliés sont au travail.
Personnellement, je ne mets jamais de liens d’affiliation par principe — donc vous pouvez être sûr que cet avis est impartial.
Support
Le support technique fonctionne via des tickets. La vitesse de réponse varie : en journée en semaine — 10-30 minutes, la nuit et le week-end — jusqu’à plusieurs heures. Ils répondent en russe, de manière pertinente, sans copier-coller.
Un chat est présent sur le site, mais il est souvent hors ligne. Conseil : créez directement un ticket, c’est plus rapide.
Points à surveiller
Le principal inconvénient — la qualité instable des emplacements. Un serveur en Allemagne chez PQ.Hosting fonctionne parfaitement. Un serveur au Kazakhstan ou en Moldavie peut redémarrer sans préavis, perdre le réseau pendant une heure ou deux, montrer un uptime instable.
Pourquoi ? Parce que PQ.Hosting ne possède pas ses centres de données — ils louent des baies ou des serveurs entiers auprès de fournisseurs locaux dans chaque pays. Là où le partenaire est fiable, ça va. Là où il ne l’est pas — non. C’est une loterie.
Autre point : la documentation est pauvre, la base de connaissances presque vide. Les utilisateurs débutants peuvent avoir du mal à s’y retrouver.
Verdict
6.5/10. PQ.Hosting est un outil pour ceux qui savent ce qu’ils font. Besoin d’un serveur dans un emplacement exotique pour trois fois rien ? PQ.Hosting est l’une des rares options. Besoin de stabilité et de prévisibilité ? Regardez du côté de Hetzner, Netcup ou DigitalOcean.
Si vous vous lancez — prenez les emplacements européens (Allemagne, Pays-Bas), ce sont les plus rodés. Évitez l’exotisme comme l’Afrique du Sud ou le Brésil pour la production.